Comme mon propos n’est que descriptif, je suis allée chercher mes informations chez Wikipedia, Areva et EDF.
Il m’est arrivé de supprimer des mots de propagande nucléaire dans des éléments qui ne se veulent que descriptifs….
Je remercie le site http://stopcivaux.free.fr
pour tous les renseignements sur les rejets et déchets produits par une centrale nucléaire.
J’espère qu’il vous apportera quelques lumières sur les centrales nucléaires

centrale nucleaire
.
A – Les atomes :
Un atome est est la plus petite partie d’un corps simple pouvant se combiner chimiquement avec une autre.
Il est généralement constitué d’un noyau composé nucléons :
protons et de neutrons autour desquels se trouvent des électrons.
1 nm = 10-9 m
La taille de son diamètre est de l’ordre du dixième de nanomètre (nm), soit 10-10 m

La radioactivité fut découverte en 1896 par Henri Becquerel (1852-1908).
Le mot « radioactivité » est un terme inventé vers 1898 par Marie Curie.
La radioactivité est un phénomène physique naturel au cours duquel des noyaux atomiques instables se désintègrent en dégageant de l’énergie sous forme de rayonnements divers, pour se transformer en des noyaux atomiques plus stables. Les rayonnements ainsi émis sont appelés, selon le cas, des rayons α, des rayons β ou des rayons γ.
La radioactivité a principalement pour origine les radioisotopes existants dans la nature et produits lors des explosions des supernovas. On trouve des traces de ces éléments radioactifs et de leurs descendants dans notre environnement : un roc de granite contient des traces d’uranium qui, en se désintégrant, émettent du radon.
On parle de « radioactivité naturelle » pour désigner la radioactivité due à des sources non produites par les activités humaines, comme celle issue du radon, ou du rayonnement cosmique. A contrario, on parle de « radioactivité artificielle » pour désigner la radioactivité due à des sources produites par les activités humaines : éléments transuraniens synthétiques, concentrations artificiellement élevées de matières radioactives, production artificielle de rayonnement Gamma (dans un accélérateur de particules par exemple) ou de rayons X (radiographies). Physiquement, il s’agit exactement du même phénomène.
Une réaction nucléaire est une transformation d’un ou plusieurs noyaux atomiques, elle se distingue d’une réaction chimique qui concerne les électrons ou les liaisons entre les atomes. Dans une réaction nucléaire, deux noyaux atomiques entrent en collision et produisent des produits différents des particules originelles.
L’activité humaine est une autre source majeure de rayonnements ionisants. Ils sont produits par :
- Diverses industries minières, centrales au charbon)
- L’armée : retombées d’essais nucléaires, bombes ou armes nucléaires,
- L’Energie nucléaire civile : émissions, fuites et production de déchets nucléaires.
- Accidents : Catastrophe de Tchernobyl
- La Recherche : Recherche en physique des particules (CERN Suisse , GANIL France)
B – Les principaux corps radioactifs :
- curium :242Cm et 244Cm
- américium :241Am
- plutnium :239Pu et 241Pu
- uranium : 235U et 238U
- thorium : 234Th
- radium : 226Ra et 242Ra
- polonium : 210Po
- césium :134Cs, 135Cs et 137Cs
- iode : 129I, 131I et 133I
- antimoine :125Sb
- ruthénium : 106Ru
- strontium : 90Sr
- krypton : 85Kr et 89Kr
- sélénium : 75Se
- cobalt : 60Co
- chlore : 36Cl
- soufre : 35S
- phosphore : 32P
- carbone : 14C
- tritium : 3H
et les nucléides qui sont des éléments qui n’ont pas le même nombre de neutrons mais le même nombre de protons et qui sont (physiquement) des éléments différents.
Les nucléides instables sont radioactifs, on les appelle radionucléides.
NB – J’ai trouvé ces informations sur Wikipedia...
C – Les réactions nucléaires
Il existe deux types de réactions, la fission et la fusion,
c1 – la fission consiste à séparer le noyau de l’atome (séparer les protons et les neutrons entre eux)
image EDF
c2 – la fusion est le fait d’associer deux noyaux pour former un nouveau noyau.
La fusion produit beaucoup plus d’énergie que la fission.
La propriété de cette réaction réside dans le fait que la masse du noyau est légèrement inférieure à la somme des masses des deux protons du début de la réaction. La réaction nucléaire de fusion s’accompagne donc d’une perte de masse.
D – Les applications des Réactions Nucléaires
La propulsion navale:
Les applications médicales
La production d’électricité : c’est ce qui nécessite des centrales nucléaires …
E – Une Centrale nucléaire – description -
Une centrale nucléaire est une grosse bouilloire dont le combustible pour chauffer l’eau est des noyaux d’uranium.
e1 – Définition : (celle d’EDF)
Comme toutes les centrales thermiques, une centrale nucléaire génère de la vapeur pour faire tourner à grande vitesse un alternateur. La vapeur est obtenue en faisant chauffer de l’eau dans une chaudière (le réacteur nucléaire) qui utilise la chaleur dégagée par la fission de noyaux d’uranium.
e2 – Fonctionnement de la Centrale: un réacteur type REP : ce sont les centrales en fonctionnement actuellement en France.
image EDF
- le circuit primaire en rose
Dans le réacteur, la fission nucléaire produit une grande quantité de chaleur. L’eau chauffée à 320°C circule dans le circuit où elle est mise sous pression pour la maintenir à l’état liquide. - le circuit secondaire
Le circuit primaire chauffe le circuit secondaire par échange thermique. Dans le générateur de vapeur, l’eau du circuit secondaire se transforme en vapeur. Cette vapeur fait tourner une turbine couplée à un alternateur qui produit de l’électricité. L’électricité transite ensuite sur les lignes à très haute tension à partir du transformateur. - le circuit de refroidissement
L’eau de ce troisième circuit refroidit le circuit secondaire à travers un condenseur alimenté par de l’eau en provenance de la mer ou d’un fleuve. Cette eau peut également être refroidie au contact de l’air dans un aéroréfrigérant.
Ces trois circuits opèrent des échanges thermiques entre eux tout en devant rester indépendants, pour éviter la dispersion de substance radioactive à l’extérieur de la centrale. Le schéma est celui d’un réacteur REP.
e31 – Le réacteur REP :
Les centrales nucléaires avec REP fonctionnent grâce à l’uranium, un minerai que l’on trouve dans l’écorce terrestre. L’uranium possède la particularité d’être constitué d’atomes lourds qui, en se brisant, dégagent de la chaleur : la fission des atomes d’uranium est la première étape de production de l’énergie nucléaire.
La fission dégage de l’énergie sous forme de chaleur.
C’est cette énergie que l’on utilise pour produire de l’électricité.
Le phénomène de fission dégage également des rayonnements alpha, bêta ou gamma et libère des neutrons qui viennent alimenter la réaction de fission et bombarder les nouveaux noyaux. C’est pourquoi on parle de réaction en chaîne.
Dans ce réacteur nucléaire REP, la fission est entretenue et contrôlée par une série de dispositifs. Pour obtenir un dégagement d’énergie continu et prédéterminé, les neutrons libérés sont freinés grâce à un modérateur et leur nombre est contrôlé grâce à des barres de commande en bore ou en cadmium.
Ces éléments naturels ont en effet la propriété d’absorber les neutrons. L’immersion totale des barres dans le cœur du réacteur permet ainsi de stopper rapidement (NB – c’est à voir ce qu’on qualifie ici de rapidement !) la réaction en chaîne.
Le cœur du réacteur est constitué par une cuve en acier contenant les assemblages combustible et l’eau du circuit primaire. C’est là, à l’intérieur de la cuve que se passe la fission. On plonge dans de l’eau les crayons d’uranium


Cette réaction en chaîne est contenue grâce à des barres de contrôle de bore ou de cadmium : en plongeant totalement les barres de contrôle au cœur du réacteur, la fission peut être ralentie, voire stopper .
Toutes les étapes de la production d’énergie sont contrôlées depuis cet espace. C’est ici que les opérateurs font varier la puissance électrique.( mais vous avez bien entendu qu’il n’est pas si facile que le dit EDF de faire varier la puissance d’une centrale nucléaire.Dans ces textes, il y a déjà du formatage d’idées et j’ai enlevé quelques mots… voyez les textes originaux sur le site d’EDF, le propos ici n’est que descriptif)
e32 – les filières de réacteurs : (source wikipedia)
Une filière de réacteur est ainsi caractérisée par:
- la nature du combustible :
- oxyde d’uranium naturel, plus ou moins enrichi,
- mélange d’oxydes uranium-plutonium,
- thorium, etc.
- la nature du modérateurpour les réacteurs à neutrons thermiques :
- eau,
- eau lourde, Chimiquement, elle est identique à l’eau normale (H2O), mais les atomes d’hydrogène dont elle est composée en sont des isotopes lourds, du deutérium, dont le noyau contient un neutron en plus du proton présent dans chaque atome d’hydrogène
- graphite
- ou de son absence dans le cas d’un réacteur à neutrons rapides,
- la nature du fluide caloporteur :
- eau pressurisée,
- eau bouillante,
- gaz,
- métal liquide (sodium)
- ou sels fondus.
e33 – les générations de réacteurs :
1ère génération : Réacteur à fusion construit avant 1970. C’est la filière française des réacteurs nucléaires de technologie Uranium naturel-graphite-gaz a été développée conjointement par le CEA et EDF après la Seconde Guerre mondiale,
2ème génération : Réacteur à fusion Construit entre 1970 et 1698 et actuellement en service : Filière REPou PWR: l’eau sert à la fois de calopteur et de modérateur. Il a été largement décrit ci-dessus.
3ème génération : Réacteur à fusion qui n’est pas encore fini de construire à ce jour.
C’est un réacteur évolutionnaire de 1600 MWe à eau pressurisée. »L’EPR de Penly, s’il voit le jour, sera le 5ème EPR (mis en chantier prévue en 2012) dans le monde:Olkiluoto en Finlande, Flamanville dans la Manche, Thachan 1 et 2 en Chine.

Les promesses pour les nouveaux EPR , 3ème génération :(source wikipedia et EDF)
les EPR, 3ème génération permettront, pendant la phase d’exploitation, une réduction d’au moins 30% des rejets dans l’environnement par kWh produit, quelle que soit leur nature : rejets chimiques et radioactifs (hors tritium et carbone 14 qui sont équivalents aux centrales actuelles par kWh produit). (écrit sur le site d’EDF)
Ce réacteur, qui dérive du N4 français de Framatome et du Konvoi allemand de Siemens, a pour objectif d’améliorer la rentabilité économique et la sûreté par rapport à celles des précédents réacteurs à eau pressurisée. Il est destiné aux pays disposant d’un réseau électrique de forte capacité capable de distribuer une puissance électrique de l’ordre de 1 600 megawatts. Le réacteur EPR est conçu pour utiliser de l’uranium enrichi à 5 % et éventuellement du combustible nucléaire MOX (jusqu’à 100 % selon Areva NP). Selon ses concepteurs, l’EPR est étudié pour fournir 22 % de plus d’électricité qu’un réacteur traditionnel à partir de la même quantité de combustible nucléaire, et pour réduire de 30 % le volume de déchets radioactifs générés. (source wikipedia).
Le volume de déchets radioactifs sera lui aussi globalement en diminution (diminution de 30% pour certaines catégories de déchets). Pour limiter l’impact sur les prélèvements en eau douce, une usine de dessalement est prévue sur le site.
Ce nouveau réacteur d’une puissance de 1650 MW (contre 1450 MW pour les réacteurs les plus récents) consommera 17% de combustible de moins grâce à l’utilisation d’assemblage plus efficaces et au rendement supérieur de la turbine. Cette amélioration ajoutée à des durées d’arrêts 2 à 3 fois plus courts (pour le remplacement du combustible), permettra d’augmenter de 36% la production annuelle d’electricité par rapport aux réacteurs actuels. (chiffres EDF)
Maintenant la contre verse :
Les risques pour ces nouveaux EPR :
J’ai repris un article de : L’Usine nouvelle – 02/02/2009 – Ana Lutzky
La France va se doter d’un deuxième EPR à Penly. John Large, expert
britannique de l’industrie nucléaire, en rappelle les risques.
John Large a effectué des recherches sur les réacteurs et autres
systèmes nucléaires pour l’administration britannique de l’énergie
atomique, en tant que collaborateur scientifique de la Brunel
University. Il a créé au milieu des années 80 la société de consulting
engineers Large & Associates qui est spécialisée dans le domaine du
nucléaire. Entre autres, il a été chef de l’équipe d’experts en
technique nucléaire et en technique d’armement qui a estimé les dangers
de la première opération de sauvetage réussie du sous-marin nucléaire
russe Kursk en 2001. Il a également travaillé sur l’EPR de Flamanville :
son travail a consisté à créer un modèle d’intensité des radiations dans
le cas d’un éventuel accident nucléaire grave.
Les déchets de l’EPR seront-ils sept fois plus radioactifs que ceux
générés par les réacteurs classiques, comme le dit Greenpeace ?
J.L.- Je ne travaille pas pour Greenpeace. Je suis un ingénieur
indépendant, Greenpeace est venu me voir pour vérifier si certains de
leurs arguments étaient valides scientifiquement, j’ai pu leur confirmer
qu’ils l’étaient.
Le fonctionnement de l’EPR prévoit que le combustible nucléaire reste
beaucoup plus longtemps dans le réacteur : le cycle n’est plus de 18
mois, mais de 24 mois. D’autre part, le combustible est plus concentré
en uranium enrichi : l’isotope U235, présent à hauteur de 3,5% dans le
combustible d’une centrale de deuxième génération, est désormais présent
à hauteur de 5% dans un EPR. Il est plus irradié, on en tire plus
d’énergie : 75 MWh par jour par tonne, contre 38 à 40 MWh par jour et
par tonne dans une centrale de deuxième génération. Ce qui implique une
usure (« burn-up ») et donc une radiotoxicité bien plus importante que
dans les réacteur actuels.
En particulier, le fait que le combustible soit plus radioactif change
les propriétés physiques et chimiques des « crayons » d’uranium présents
dans l’assemblage contenu dans la cuve : comme sous une force
centrifuge, la radioactivité migre à l’extérieur des jantes métalliques
de l’assemblage. Ce qui signifie qu’au moindre problème (contamination
de l’eau de la piscine du réacteur, rejet dans l’environnement…), la
fraction immédiatement rejetée est sept fois supérieure à celle d’un
réacteur de deuxième génération.
Cela pose le problème du stockage de ces déchets ?
J.L.- Effectivement. J’ai travaillé dans l’industrie nucléaire, dans les
années 60-70.A l’époque, on nous disait que les problèmes de stockage
seraient résolus plus tard. Aujourd’hui, personne ne les a encore
résolus.
Dans la vie d’un EPR (60 ans), 200 tonnes de combustible seront
irradiées. Or ce nouveau type de combustible est autrement plus
radioactif que celui d’une centrale de deuxième génération : les déchets
doivent être confinés dans des containers beaucoup plus spacieux et
hermétiques. Ce que je pointe, c’est un manque total de coordination
entre le concepteur de la centrale, Areva, et les concepteurs des
containers destinés à contenir les déchets radioactifs, tels que Posiva
en Finlande, ou SKB en Suède. Ces derniers sont bien en peine
aujourd’hui de concevoir des containers apropriés.
Ni la France, ni la Finlande, qui construisent chacune un EPR, ni aucun
des autres pays qui envisagent d’en acquérir un (Royaume-Uni,
États-Unis, Inde, etc.) ne disposent d’un site susceptible de gérer des
combustibles ainsi irradiés. Même l’usine de La Hague d’Areva, présentée
comme la plus performante au monde, ne résoudrait en rien la gestion de
ces déchets : leur traitement génèrerait des rejets de radioéléments
beaucoup plus élevés qu’à l’heure actuelle.
En France en effet, les combustibles usés sont confinés durant 5-6 ans,
le temps qu’ils refroidissent, puis envoyés à la Cogema à Marcoule pour
en extraire le plutonium qui servira au combustible Mox, tandis le reste
devient in fine un déchet vitrifié, très toxique. Le cycle aval du
combustible est assez similaire au Royaume-Uni. Nous ne savons pas quoi
faire de ces déchets vitrifiés.
A l’heure actuelle, le système de stockage présente-t-il un risque pour
l’environnement ?
J.L.- En Finlande, en Suède, aux Etats-Unis, en Allemagne, le principe
est de stocker les combustibles irradiés dans des containers en cuivre,
à 400-600 mètres sous terre.
Or ces containers ont été conçus pour pouvoir résister à toute fuite
durant 100 000 ans. Durant ce temps, la majorité des isotopes
radioactifs auront perdu leur toxicité. Reste que l’129, un isotope
radioactif de l’iode créé lors des réactions de fission (cassure des
noyaux d’uranium ou de plutonium) dans un réacteur nucléaire, reste
dangereux 5 millions d’années après pour l’être humain. Au bout de 100
000 ans, quand le container le laissera échapper, il contaminera l’eau
en sous-sol et aura une incidence sur les générations futures.
4ème génération : A l’aube de 2030 – 2040, on pense pouvoir transmuter les déchets…
e4 – A côté du Réacteur, les organes de refroissement, de production de vapeur d’eau et d’électricité
Une centrale nucléaire est pilotée depuis une salle de commandes. Pour augmenter ou diminuer la production d’électricité, les opérateurs agissent sur l’intensité de la réaction en chaîne, au moyen de grappes de commande ou de bore, qui absorbe les neutrons. En enfonçant plus ou moins ces grappes dans le réacteur, la puissance peut être ajustée ou arrêtée. En cas de situation anormale les grappes de commande chutent automatiquement pour arrêter le réacteur. ( informations EDF)
Les pompes assurent la circulation de l’eau.
Le pressuriseur élève la pression de l’eau à 155 bars pour l’empêcher de bouillir.
Le générateur de vapeur permet l’échange de chaleur entre l’eau du circuit primaire et l’eau du circuit secondaire.
Pour les centrales qui ne sont pas situées en bord de mer ou d’un fleuve ayant un débit suffisant, le processus de refroidissement du condensateur est assuré par une tour de refroidissement en béton, l’aéroréfrigérant. Des courants d’air frais ascensionnels rafraîchissent l’eau chaude qui descend le long des parois internes de la tour. L’eau peut perdre ainsi environ 10°C.
Les deux tiers de l’eau sont récupérés en bas, cependant qu’un tiers s’échappe par le haut, sous forme de vapeur d’eau : le panache blanc que l’on observe dans les centrales qui sont équipées de ces tours.
L’ensemble est enfermé dans une enceinte en béton étanche qui doit assurer le confinement.
e5 – Le générateur d’électricité.
La vapeur d’eau fait tourner une turbine, l’alternateur transforme l’énergie mécanique en énergie électrique. La vapeur est refroidie dans un condensateur et retourne vers le générateur de vapeur.
Le transformateur élève la tension à 400 kV, et transmet l’électricité produite par la centrale sur le réseau national de distribution d’électricité très haute tension.
Le système de réfrigération est alimentée en eau froide d’une rivière.L’eau qui est réchauffée est rejetée à la rivière après un refroidissement ; cependant l’eau sort dans la nature plus chaude qu’elle y est entrée sinon le circuirt serait fermée…Cependant elle n’est pas chargée de radioactivité dans un fonctionnement normal, ni la vapeur que l’on voit s »élever au-dessus des tours réfrigérantes.
F – Le futur proche : ITER
(source :Sciences et Vie de Novembre 2008)
La France est très impliquée dans la recherche en matière de fusion. Le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Cadarache (Bouches du Rhône) dispose d’une importante plate-forme scientifique et technologique de fusion.
En juin 2005, le site de Cadarache est désigné pour accueillir le projet ITER, le plus grand réacteur de fusion thermonucléaire par confinement magnétique. Il devra explorer des territoires inconnus de la physique. Les réactions de fusion de produisent dans un plasma maintenu en lévitation à l’intérieur du tore. Les bobines du tore stockent une énergie magnétique de 41 milliards de joules soit 4 fois celle des aimants du Large Hadron Collider qui vient de démarrer au CERN près de Genève. L’objectif d’Iter est de construire une machine capable de produire beaucoup d’énergie sur de longues années. Mais pour y parvenir ITER devra parvenir à la maitrise du plasma…….Dans 10 ans on devrait savoir si la fusion est un des maillons que l’interlocuteur européen d’ITER, Didier Gambier, juge » essentiels du futur énergétique de la planète… » parce qu’il pense déjà à l’après ITER, DEMO imaginé pour une centrale commerciale en 2045 !
G – .Les rejets et déchets des centrales nucléaires :
(source : http://stopcivaux.free.fr)
«L’écosystème terrestre est susceptible d’être influencé par les effluents radioactifs gazeux rejetés dans l’atmosphère.»
« Toute personne du public vivant en permanence aux abords de la centrale peut être soumise aux effets des rejets radioactifs gazeux par exposition externe provenant soit du panache, soit des dépôts au sol, et par exposition interne provenant soit de l’air inhalé, soit de l’ingestion de produits alimentaires.» .
Extrait des études d’impact de l’enquête publique en 1994, pour la centrale de Civaux. C’est EDF qui le disait……
G1 – Rejets ou évaporation d’eau
- La plus grande part de l’eau prélevée dans la rivière alimente les circuits de refroidissement des réacteurs nucléaires en puissance et même à l’arrêt*, et sert à la réfrigération des condenseurs et des auxiliaires des salles des machines.
- Elle sert à faire l’appoint (purges, fuites) et à compenser l’eau perdue par évaporation dans les aéroréfrigérants**.
- Elle a d’autres usages industriels plus ou moins spécifiques (déminéralisation, prédilution des effluents, nettoyage, défense contre l’incendie…)
- Enfin, son usage le moins vanté : la rivière est utilisée comme égout pour évacuer loin de la centrale les effluents radioactifs et chimiques, à certaines conditions de débit et de température.
G2 – Rejets radioactifs gazeux
D’où proviennent-ils ?
- Les effluents issus du dégazage du circuit primaire : ils sont constitués de gaz rares radioactifs (xénon 133, 135, argon 41, krypton 85), d’iode 131 et 133 et de poussières contaminées (aérosols de césium 134 et 137). On y retrouve aussi : tritium, cobalt 58 et 60, carbone 14, manganèse… Ces effluents hydrogénés sont stockés pendant un mois au minimum en réservoirs sous pression pour décroissance des produits de fission à vie courte à vie courte (iodes et xénons).
- l’air de ventilation des locaux : bâtiments des combustibles, des auxiliaires nucléaires, de traitement des effluents et bâtiment réacteur pendant les arrêts de tranche.
- Les fuites gazeuses éventuelles des circuits dans les bâtiments mis en dépression, sont évacuées par des ventilateurs d’extraction d’air après filtration.
Activité volumique moyenne maximum hebdomadaire ajoutée dans l’environnement, aux points de mesure, après dispersion :
- 500 becquerels/m^3 pour les gaz
- 10 millibecquerels/m^3 pour les halogènes et aérosols
Les rejets se font dans l’atmosphère par une cheminée de 75m de haut
(source : stopcivaux.free.fr)
G3 – Rejets radioactifs liquides
D’où proviennent-ils ? :
- du circuit primaire : effluents non recyclés, fuites d’eau primaire, et purges car il faut modifier les caractéristiques chimiques du coeur pour réguler la réaction,
- de décontaminations d’équipement,
- du lavage des sols et du lavage des tenues d’intervention et des sanitaires en zone contrôlée, ce sont les « effluents de servitude »,
- de purges des générateurs de vapeur (GV) (l’eau du circuit secondaire pouvant être contaminée même si les circuits sont censés être étanches),
- et des eaux des piscines des bâtiments combustibles.
La communication EDF insiste sur les fameuses « barrières étanches » que sont les gaines du combustible, la cuve et l’enceinte du réacteur. Elles existent certes, et sont, en principe, étanches mais elles ne doivent pas masquer les importants mouvements d’effluents radioactifs imposés par le fonctionne-ment. Joints, vannes, robinets, piquages de canalisations, sont autant d’occasions de fuites et d’accidents de transit…
L’étanchéité des canalisations qui emmènent les effluents doit être vérifiée. Pas facile quand elles sont souterraines d’où les risques de contamination possible des sols et de la nappe phréatique sous-jacente. Les effluents liquides finissent toujours dans le milieu aquatique.
G4 – Déchets radioactifs
Une grande quantité de déchets solides est produite chaque année dans les centrales :
- Au tout début de la chaîne, il faut extraire l’uranium. La France n’a plus de mines en activité mais sur son territoire il reste 170 anciens sites où 52 millions de tonnes de résidus miniers sont stockés. L’exploitation minière continue avec les mêmes effets à l’étranger (Niger, Canada, Australie..)
- La fabrication du combustible engendre de nouveaux déchets dits « de procédé » et consomme l’énergie de plusieurs centrales nucléaires qui produisent elles-même du combustible irradié.
- Chaque centrale en plus des effluents gazeux et liquides génère lors de son fonctionnement :
- des déchets technologiques qui sont placés dans des fûts métalliques et collectés par l’ANDRA pour stockage à Soulaines. Ce sont des gants, des chiffons, des vinyles…. ayant servi durant les intervention et émettant moins de 2milliSieverts par heure (mSv/h)
- des déchets dits « de procédé » comme les filtres à air, à iode, à eau qui sont plus irradiants et sont stockés dans des coques bétons.
- enfin, le combustible usé. Il peut difficilement être ignoré étant donné les problèmes de sûreté et de sécurité non résolus que posent tant sa manutention, que son transport, et ce qu’on en fait après : « recyclage » ou stockage en l’état.
Civaux, par exemple, renouvelle à chaque arrêt de tranche (un par an pour l’instant) un quart de son combustible, soit plus de 30 tonnes de matériaux hautement radioactifs, qu’il faut stocker sur site et en piscine (hors du batiment réacteur, et donc en dehors de l’enceinte de confinement) plusieurs années pour refroidissement avant d’envisger le transport vers la Hague. Par exemple, au 29 juin 2004, il y avait environ 500 tonnes de combustible irradié stocké sur site à Civaux.
G5 – Rejets chimiques
Des produits chimiques sont utilisés pour la déminéralisation de l’eau,(chiffre de la centrale de Civaux en 2004)
| Chlorures | 39822 kg |
| Sodium | 27753 kg |
| Sulfates | 2997 kg |
le conditionnement des circuits (pH, produits anti-corrosion…). Leurs rejets importants font l’objet d’une réglementation concernant les concentrations admises dans la rivière. (toujours 2004 à Civaux)
| Acide chlorhydrique | 31,5 tonnes |
| Soude caustique | 34,3 tonnes |
| Chlorure ferrique | 33,2 tonnes |
| Eau de javel | 3,2 tonnes |
| Acide borique | 13 tonnes |
| Morpholine | 945 kg |
| Hydrazine | 578 kg |
| Hydroxyde de lithium | 26 kg |
| Acide borique | 10771 kg | |
| Lithine | 0,56 kg | |
| Morpholine | 258 kg | |
| Hydrazine | 20 kg | |
| Ion ammonium | 636 kg | |
| Azote global | 630 kg | |
| Phosphore | 29 kg |
G6 – Rejets thermiques
les effluents liquides apportent des calories nocives aux eaux qui les reçoivent. Cela provoque le réchauffement de la rivière et perturbe la faune et la flore de la rivière.
G6 – Rejets biologiques
Les rejets biologiques c’est-à-dire la prolifération de bactéries (comme les légionelles) et d’amibes tueuses (comme les Naegleria fowleri) qui se sont trouvées dans les eaux chaudes de la centrale une niche écologique de premier choix.
Les légionelles colonisent le panache à hauteur de plusieurs millions de bactéries par litres. Elles peuvent être la cause de pathologies pulmonaires ou autres, moins typiques.
Les amibes sont soumises à une irradiation UV qui doit maintenir leur nombre en dessous de 90 individus par litre d’eau de la Vienne. Elles sont dangereuses par inhalation : la pince-à-linge sur le nez a été conseillée avec un certain humour …qui ignore sans doute que tout le monde n’est pas prévenu du danger.
Je remercie le site de l’association stop-Civaux qui apporte tous les éléments sur les rejets et déchets d’une centrale nucléaire.
H – .Localisation des Centrales en France : 58 réacteurs.

I – Les acteurs du nucléaire français. J’ai laissé les liens vers les sites. Si vous consultez ce document avec internet.
| Principaux acteurs et industriels français | |
| Études et recherches sur les réacteurs et sur le cycle du combustible nucléaire | CEA |
| Conception, réalisation des chaudières nucléaires et des assemblages de combustible | AREVA-NP (ex-Framatome-ANP) |
| Production d’électricité , réalisation, exploitation maintenance des centrales | EDF |
| Cycle du combustible : extraction du minerai, conversion enrichissement, retraitement-recyclage | AREVA-NC (ex-COGEMA) |
| État et établissements publics nationaux | |
| Tutelle du secteur nucléaire, suivi des aspects internationaux du nucléaire civil | Direction générale de l’énergie et des matières premières , direction des ressources énergétiques et minérales (DIREM) |
| Tutelle EDF | Direction générale de l’énergie et des matières premières, Direction de la demande et des marchés énergétiques (DIDEME) |
| Contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection | Autorité de sûreté nucléaire (ASN) |
| Sécurité des matières, des sites et des transports nucléaires | Haut fonctionnaire de défense (HFD) |
| Sécurité civile, gestion des crises | Ministère de l’intérieur |
| Expertise, sûreté et radioprotection | Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) |
| Gestion des déchets radioactifs | ANDRA |
| Principales organisations internationales | |
| Contrôle international du nucléaire civil, lutte contre la prolifération | Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) |
| Coordination et promotion du nucléaire civil dans les pays membres de l’agence | Agence de l’OCDE pour l’énergie atomique (AEN) |
| Garantie de l’approvisionnement pour les pays membres du traité | EURATOM |
© Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, DGEMP, modifé le 27/11/2006
I1 – Le CEA : Recherche et développement sur les réacteurs, combustibles et les déchets nucléaires
I2 – AREVA est un groupe industriel français spécialisé dans les métiers de l’énergie :
- activités industrielles liées à l’énergie nucléaire : amont et aval du cycle du combustible nucléaire, construction de réacteurs, exploitation nucléaire, mesures nucléaires, conseil et systèmes d’information, propulsion nucléaire, transport des matières radioactives, démantèlement nucléaire, ingénierie.
- autres solutions technologiques pour produire de l’énergie sans dioxyde de carbone (CO2) (fabrication d’éoliennes, biomasse…)
- équipements permettant l’acheminement de l’électricité.
Areva est présent industriellement dans 43 pays et dispose d’un réseau commercial présent dans plus de 100 pays.
Le groupe est principalement constitué de 6 filiales :
- Areva NC ((en) Nuclear Cycle), spécialisé dans le cycle du combustible nucléaire, anciennement Cogema.
- Areva NP ((en) Nuclear Power), dont Siemens est aussi l’actionnaire à hauteur de 34% et qui s’occupe de conception et construction de centrales nucléaires, fourniture de combustible et de services de maintenance et de modernisation, anciennement Framatome ANP. (Siemens a décidé de se désengagé dernièrement..)
- Areva T&D, systèmes de transmission et distribution d’électricité, filiale ayant absorbée Alstom T&D.
- Areva TA, réalisation de systèmes nucléaires de propulsion.
- Euriware, société de Conseil, Intégration de Systèmes, Infogérance évolutive et filiale à 100% d’Areva.
- Areva R ((en) Renewable), dédiée aux énergies renouvelables.
Sa présidente est Anne Lauvergeon depuis la création du groupe en 2001. Elle était auparavant PDG de la Cogema, une des entité ayant donné naissance à Areva, depuis 1999. Elle est une amie de Christine Lagarde , la ministre de l’Economie…)
I3 – EDF.
Présentation de l’entreprise par son PDG , Pierre GADONNEIX :
« Le Groupe poursuit sa dynamique d’investissements pour consolider son leadership européen et son avantage compétitif sur le long terme, pour promouvoir les énergies renouvelables et l’éco-efficacité énergétique et pour être durablement un acteur majeur du renouveau du nucléaire dans le Monde ».
- Pour la période 2008-2012, le groupe a arrêté 5 priorités stratégiqueset va investir durablement dans :• la relance du nucléaire dans le monde ;
• les énergies renouvelables et l’efficacité • énergétique ;
• la production et les réseaux en France ;
• le renforcement de son leadership en Europe ;
• la sécurisation de ses approvisionnements gaziers.
(Source site EDF)
Voilà vous savez tout ou presque ce que je sais sur les centrales nucléaires…..
Danielle Grünberg
Ce document a été fait pour le groupe Local GP de Rouen.
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