Les munitions à uranium appauvri et leur impact sur notre planète pour 4.5 milliards d’années.
Uranium Appauvri : les faits en bref
L’Uranium naturel est composé de trois isotopes : U-238 : 99,3%, U-235 : 0,7%, U-234 : 0,006%. Ces isotopes se dégradent selon des durées de temps diverses, exprimées dans le langage scientifique en moitiés de vies. Une plus courte moitié de vie signifie aussi une radiation plus intense et, en général, un plus grand potentiel à endommager ou détruire des cellules. La moitié de vie de l’U-238 ( temps dans lequel sa radioactivité est réduite de moitié ) est de 4.5 milliards d’années; pour l’U-235 c’est 710 millions années; et pour l’U-234 c’est 250 000 années. En comparaison, la moitié de vie du Plutonium — qui peut être mortel même à des quantités microscopiques – est de 24 000 années.
L’uranium appauvri est le sous-produit d’un procédé connu comme enrichissement d’uranium – fabrication d’uranium avec une concentration d’U-235 hautement radioactif pour l’emploi dans des armes nucléaires et dans des centrales d’énergie nucléaire. L’Uranium Appauvri, est ce qui reste lorsque l’on a retiré l’U-235 et l’U-234 de l’uranium naturel, mais il est près de 60% aussi radioactif que l’uranium naturel. La plus grande partie de cette radiation – - près de 95% – - est émise sous forme de particules alpha qui ne peuvent pas pénétrer la peau. Une quantité minuscule de radiations beta et/ou gamma pourrait frapper le tissu humain au plus profond des cellules si des particules d’Uranium Appauvri étaient inhalées ou ingérées, comme cela pourrait aisément l’être par tout soldat ou civil dans les environs d’une explosion récente d’un obus flèche à l’UA. Même de faibles doses de radiation peuvent causer un certain dommage à l’ADN des cellules vivantes. Ce dommage augmente considérablement le risque de » » » » cancer et d’ autres effets aigus de santé. C’ est l’ objet de beaucoup de débats, et jusqu’à présent il n’y a eu aucune évidence concluante d’effets adverses de santé à la suite d’exposition à l’ uranium naturel. Cependant, nous ne pouvons qu’ insister fortement sur le fait qu’ une absence d’évidence d’ effets sur la santé ne signifie pas qu’il n’ y a aucun effet sur la santé.
L’Uranium Appauvri n’est pas différent de l’uranium naturel dans sa toxicité chimique. C’est un métal lourd qui, dans sa forme soluble, s’accumule dans les reins ( le premier organe à être la cible de l’uranium) et qui, dans des quantités suffisantes, peut augmenter le risque de dommages rénaux. A ce jour, il est admis scientifiquement que cette ingestion d’uranium, même en quantités inhabituelles, ne peut pas, à elle seule, être cause de sérieux ou durables problèmes de santé dûs à la toxicité chimique. Néanmoins, comme pour tous les métaux lourds, l’UA est un facteur de risque qui ne peut pas être simplement écarté.
Etudes sur les effets de l’Uranium pour la Santé
Les études conduites sur plusieurs décennies ont montré que des populations exposées professionnellement, à des taux bien au-dessus de la moyenne, à des risques dûs à l’ingestion ou à l’inhalation d’uranium, ne souffrent pas de taux augmentés de cancers associés à la radiation, ni même de désordres sanguins qui pourraient être attendus par suite de la toxicité chimique.
D’autres causes, telles que l’exposition au radon pour des mineurs d’uranium et/ou des ouvriers d’usines, ont été définies pour certaines maladies spécifiques,mais ces études ne rendent pas compte des nouvelles données expérimentales suggérant un rôle pour la toxicité de poussières dans les poumons.
Les particules d’aérosol générées par les armes à l’UA sont dans un état « céramique » très dur et sont retenues dans les poumons et près des ganglions lymphatiques pour une période prolongée, augmentant le risque de dommages cellulaires dûs à la radiation alpha. Le risque principal de radiation interne, si l’exposition résulte de procédés de fabrication ou de l’ emploi d’ armes à l’ UA, est l’ inhalation de la poussière.
Comme mentionné plus tôt, c’est une évidence que les munitions à l’Uranium Appauvri employées dans la guerre du Golfe et dans les Balkans étaient corrompues avec le plutonium, l’U-236, et d’autres substances beaucoup plus intensément radioactives que l’U-238.
Une étude récente a indiqué la possiblilité de dommages génétiques résultant d’exposition à certaines formes de radiation émises de particules telles que celles déposées par les armes à l’U.A. De tels effets sur le génome, s’ils se vérifiaient, pourraient induire un risque accru de cancer ou de leucémies dans le poumon ou au niveau des ganglions lymphatiques au-dessus la normale et controversées – - des prédictions de modèles de protection aux radiations. Il est simplement trop tôt pour le dire.

Les munitions à uranium appauvri et leur impact sur notre planète pour 4.5 milliards d’années